Teck

I’m the creator of a computer pirate group called Equinox back in 1986 on Atari ST. We were a group of video game crackers, and I was in charge of some of the graphics for the group’s intros, as well as swapping. That’s when I took the name.

Soy el creador de un grupo de piratas informáticos llamado Equinox, fundado en 1986 en Atari ST. Éramos un grupo de crackers de videojuegos, y yo me encargaba de algunos de los gráficos de las introducciones del grupo, así como del intercambio. Fue entonces cuando adopté ese nombre.

Je suis le créateur d’un groupe pirate informatique en 1986 sur Atari ST qui s’appelait Equinox. Nous étions un groupe de crackers de jeu vidéo et moi j’avais la charge de gérer une partie des graphismes des intros du groupe ainsi que le swapping. C’est à partir de ce moment-là que j’ai pris ce nom.

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¿Qué te motivó para empezar a pintar?

What motivated you to get started painting?

Al principio, no sabía nada sobre el graffiti. Descubrí los murales de Mode 2 y Bando en un número de la revista Actuel en 1987 y me parecieron increíbles, pero no me interesaron más que eso. En 1989 conocí a una chica que se convirtió en mi novia y su hermano era STONE, creador del grupo de graffiti MST y luego del grupo P2B. Al principio, mientras él pintaba planos ilegales, yo lo acompañaba para vigilar y, rápidamente, me dijo que veía que me apasionaba y que tenía que empezar a pintar. Empecé con tags en la calle en 1989 y luego con murales a principios de 1990. Así que me formó un mentor que me inculcó ciertos valores… STONE murió hace ahora 10 años tras una larga enfermedad y, si hoy pinto, es sobre todo porque a través de mí y de mis murales mi amigo sigue un poco vivo. STONE siempre me decía sobre el graffiti, como un mantra: «Nunca olvides que el graffiti es solo graffiti». STONE era un tipo sencillo, de confianza, no un tipo con un ego desmesurado que miraba a los demás desde arriba o con desprecio. Así que mantuve esos valores fundamentales y, hoy en día, si pinto con otras personas es solo por el placer de pintar, de divertirme con mis amigos… no para ser el centro de atención, ni para ser importante, ni para construir una imagen de mí mismo. Soy mayor y, de todos modos, nunca he tenido tiempo para esas tonterías… Quiero conocer gente siendo realmente yo mismo, no un «yo» fantaseado. Evidentemente, proyectamos una imagen a los demás, pero me da igual la mía.

Cuando éramos adolescentes, muchos escritores se creían estrellas… Siempre me ha parecido una actitud especialmente infantil. He destrozado todo París, pero nunca he necesitado verme más importante de lo que realmente soy… Hay que saber estar en tu sitio y no olvidar nunca que el graffiti no es más que un micromedio. A todo el mundo le importa un comino el graffiti…

Au départ, je ne connaissais rien au graffiti. Je découvre les fresques de Mode 2 et Bando dans un numéro de la revue Actuel en 1987 et je trouve ces murs incroyables mais ça ne m’intéresse pas plus que ça. Je rencontre une nana qui devient ma petite copine en 1989 et son frère est STONE, créateur du groupe de graffiti MST puis du groupe P2B. Au départ, pendant qu’il peint des plans illégaux, je viens avec lui pour surveiller puis, rapidement, il me dit qu’il voit que ça me passionne et qu’il faut que je me mette à peindre. Je débute avec des tags dans la rue en 1989 puis des fresques à partir du début de l’année 1990. J’ai donc été formé par un mentor qui m’a inculqué certaines valeurs…STONE est mort il y a 10 ans maintenant d’une longue maladie et, si je peins aujourd’hui, c’est surtout parce qu’à travers moi et mes fresques mon ami continue encore un peu à être en vie. STONE me disait toujours à propos du graffiti, comme un mantra : « n’oublie jamais que le graffiti n’est que du graffiti ». STONE était un gars simple, de confiance, pas un mec à l’égo surdimensionné qui regarde les autres de haut ou avec mépris. J’ai donc gardé ces valeurs fondamentales et, aujourd’hui, si je peins avec des gens c’est seulement pour le plaisir de peindre, de se marrer avec des potes…pas pour être au centre, pas pour être important ni pour construire une image de moi-même. Je suis âgé et je n’ai de toute façon jamais eu le temps pour ces conneries…je veux rencontrer des gens en étant vraiment moi-même, pas un « moi » fantasmé. Évidemment, nous projetons une image aux autres, mais je me fiche de la mienne.

Lorsque nous étions adolescents, pas mal de writers se prenaient pour des stars…j’ai toujours trouvé cette attitude particulièrement puérile. J’ai défoncé tout Paris mais je n’ai jamais eu besoin de me voir plus important que je ne le suis vraiment…il faut rester à sa place et ne jamais oublier que le graffiti n’est qu’un micromilieu. Tout le monde s’en branle du graffiti… 

Initially, I knew nothing about graffiti. I discovered the Mode 2 and Bando murals in an issue of Actuel magazine in 1987 and found them incredible, but I wasn’t really interested. I met a girl who became my girlfriend in 1989, and her brother was STONE, creator of the graffiti group MST and then P2B. At first, while he was painting illegal spots, I went with him to keep an eye on things, but soon he told me that he could see my passion and that I had to start painting. I started with street tags in 1989, then frescoes in 1990. So I was trained by a mentor who instilled certain values in me… STONE died 10 years ago from a long illness, and if I paint today it’s above all because through me and my frescoes he’s still a little alive. STONE always used to say to me about graffiti, like a mantra: “Never forget that graffiti is just graffiti”. STONE was a simple, trustworthy guy, not someone with an oversized ego who took himself seriously and looked down on others or treated them with contempt. So I kept those core values, and today, if I paint with people, it’s only for the pleasure of painting, of having fun with friends… not to be the center of attention, not to be important, and not to build a fantasized image of myself. Obviously, We project an image for others, but I don’t care about mine. I’m old and I’ve never had time for that crap… I want to meet people by being myself, not some fantasy version of myself. 

When we were teenagers, quite a few writers thought they were stars… I always found that attitude particularly childish. I destroyed Paris with my fatcaps but I never needed to see myself as more important than I really am… you have to stay in your place and never forget that graffiti is just a micromilieu. Nobody gives a shit about graffiti…

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¿Qué es lo que más te gusta del graffiti y lo que menos?

What do you like most about graffiti and what do you like least?

Perdí a mi familia a los 11 años y me pusieron bajo tutela. Así es como acabé en el barrio de Belleville, en París, después de haber crecido en el suroeste de Francia, en el seno de una familia vasca. Mi historia es fundamental, porque en la vida que construí después de esa tragedia, lo único que tenía eran mis compañeros, y ellos sabían lo mucho que podían confiar en mí. Para mí, en mi primer grupo (CMP en el barrio parisino de Belleville), mis amigos eran mis hermanos, nos ayudábamos mutuamente, nos apoyábamos… Hoy, a mis 53 años, sigo siendo idealista y me sigue gustando el concepto de una comunidad alternativa, de reunir al mayor número posible de personas en torno al graffiti. Por eso pinto con todo el mundo… No me interesa el pedigrí ni el nivel técnico del escritor, lo único que cuenta es conocer gente y reírse. Son momentos preciosos cuando te haces mayor.

Lo que más odiaba cuando empecé eran los tipos que tenían una necesidad ilimitada de ser el centro de atención, de satisfacer su ego al máximo. Así es: siempre habrá hipócritas de mente cerrada, vulgares y, básicamente, envidiosos. Porque el graffiti no es solo una comunidad: también es un reflejo de nuestra sociedad y sus defectos, su individualismo salvaje.

J’ai perdu ma famille à l’âge de 11 ans et j’ai été placé. C’est comme ça que je suis arrivé à Paris dans le quartier de Belleville alors que j’avais grandi dans le sud-ouest, venant d’une famille Basque. Mon histoire est fondamentale parce que dans ma vie je n’ai que mes potes et ils savent à quel point ils peuvent avoir confiance en moi. Dans le graffiti ce que j’aime le plus, justement, c’est de pouvoir se construire une famille, des amis avec lesquels je traverse cette vie…pour moi, dans mon premier groupe (CMP de Belleville), mes potes étaient mes frères, nous nous aidions à nous en sortir ensemble, nous nous soutenions. Aujourd’hui, à 54 ans, je reste idéaliste et j’aime toujours autant le concept de communauté alternative, l’idée de fédérer autant de gens que possible autour du graffiti. C’est pour ça que je peins avec tout le monde…le pédigré du writer ou son niveau technique n’ont aucun intérêt pour moi, seul compte la rencontre avec l’être humain et la rigolade. Des moments précieux lorsqu’on vieilli.    

Ce que je détestais le plus quand j’ai débuté c’était les gars qui se prenaient gravement au sérieux, qui avaient un besoin sans limite de contenter leur ego. Mais c’est comme ça : il y aura toujours des hypocrites fermés d’esprit, bas du front et dans le fond surtout jaloux des autres. Parce que le graffiti n’est pas qu’une communauté : le graffiti est aussi le reflet de notre société et de ses travers, de son individualisme forcené. 

I lost my family at the age of 11 and was placed in care. That’s how I ended up in the Belleville district of Paris, having grown up in the southwest of France, belonging to a Basque family. My story is fundamental, because in the life I built up after that tragedy, all I had were my mates, and they knew how much they could trust me. For me, in my first group (CMP in the Belleville district of Paris), my mates were my brothers, we helped each other out together, we supported each other…. Today, at 53, I remain idealistic and I still love the concept of an alternative community, of bringing together as many people as possible around graffiti. That’s why I paint with everyone… the writer’s pedigree or technical level is of no interest to me, the only thing that counts is meeting people and having a good laugh. These are precious moments when you’re getting older.    

What I hated most when I started out were guys who had an unbounded need to be at the center, to satisfy their ego to the hilt. That’s how it is: there will always be closed-minded hypocrites, lowbrow and basically jealous. Because graffiti isn’t just a community: it’s also a reflection of our society and its shortcomings, its rugged individualism.

 

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¿Qué piensas de la idea de publicar tus piezas con una entrevista en elrincondelasboquillas.com?

What do you think about the idea of us publishing your artworks on our web «elrincondelasboquillas.com»?

No soy un especialista en Internet, pero me gusta la función de archivo de Instagram, por ejemplo. Es importante archivar y dar testimonio. Como escritores parisinos, representamos parte de la memoria de una escena writer concreta, una memoria localizada. Por eso acabo de donar mis archivos al proyecto Arcanes.

Je ne suis pas un spécialiste du Web mais j’aime la fonction d’archivage d’Instagram par exemple. Archiver et témoigner, c’est important. Nous, en tant que writers parisiens, nous représentons une partie de la mémoire d’une scène particulière du graffiti, une mémoire localisée. C’est pour ça que je viens de donner mes archives au projet Arcanes.

I’m not a Web specialist, but I like Instagram’s archiving function, for example. It’s important to archive and bear witness. As Parisian writers, we represent part of the memory of a particular graffiti scene, a localized memory. That’s why I’ve just donated my archives to the Arcanes project.

 

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¿Te acuerdas de la primera pieza?

Do you remember the first piece?

Je me souviens parfaitement : je suis gaucher et je ne suis même pas capable d’enchaîner les cursives tellement j’ai du mal à écrire encore aujourd’hui. Quand STONE me dit de commencer à dessiner des lettres, je ne sais tellement pas dessiner qu’il me fait décalquer des lettres sur Subway art. Ma toute première pièce est un vrai plan de gros toy : je repère un terrain vierge dans le centre de Paris, je pars en mission la nuit et je peins sous la pluie dans le terrain. Ma pièce est tellement immonde qu’on dirait quelque chose qu’a peint un enfant de 5 ans. Le lendemain, je croise mon pote POPAY et je lui raconte ma mission. Il me dit : « c’est un terrain ? Mais alors pourquoi tu t’es fait chier à y aller la nuit sans rien voir ?? » Quel débile…

J’ai insisté, j’ai beaucoup peint, notamment à Milan. Mais ici, à Paris, je me suis surtout fait connaitre au début des années 90 parce que j’étais un taggeur fou. Au début de l’année 1993, avec mon collègue SOW, nous décidons de martyriser Paris en plaçant nos tags partout, dans les rues et sur les grands axes, sur les stores des magasins et sur les portes des immeubles ainsi que leurs encadrements. Nous passons 65 nuits uniquement à tagguer en utilisant un plan de Paris que nous remplissons petit à petit. C’est comme ça que les writers parisiens de ma génération m’ont vraiment connu, parce que j’avais défoncé Paris. J’étais rentré dans le groupe de Belleville CMP en 1991 par l’intermédiaire de mon grand pote NEMOZ et j’ai ensuite remis une couche de tags au fatcap entre 1997 et 2000 avec plusieurs membres du groupe.

Si pendant toutes les années 90 il n’y avait que l’illégalité qui m’intéressait, aujourd’hui je suis vieux et j’ai un cancer. Je pratique surtout ce que j’appelle le graffiti de « retraité », c’est-à-dire que je peins des murs tolérés dans la rue et dans des terrains vagues. Mais, à mes yeux, l’essence du graffiti restera toujours l’illégalité. Ce que nous faisons dans les terrains est pour moi de la «déco», pas du graffiti. Alors, quand c’est possible, je peins des dépôts de trains pour retrouver le vrai graffiti, ce que j’ai le plus aimé dans cette discipline. Je ne remercierai jamais assez les 7FA7 et particulièrement BIOFA pour avoir emmené papi dans leurs escapades. Prendre des risques, être totalement détendu et libre devant ton train qui partira bientôt pour un voyage, permet de se rappeler d’une chose essentielle : ce n’est pas parce qu’on vieillit qu’on doit obligatoirement renoncer à nos rêves de jeunesse.  

I remember perfectly: I’m left-handed and I can’t even string together cursive letters because I’m almost unable to write. In 1989, when STONE told me to start drawing letters, I didn’t know how to draw so well that he had me transfer letters straight from Subway art. My very first piece is a real big toy plan: I spot a virgin wasteland in the center of Paris, go on a mission at night and paint in the rain in the plot. My piece is so filthy it looks like something painted by a 5-year-old. The next day, I meet my buddy POPAY and tell him about my mission. He says to me: «It’s an empty lot? Then why the hell did you go there at night without seeing anything?» What a moron…

I insisted, I painted a lot, especially in Milan. But here in Paris, I became best known in the early ’90s for being a crazy tagger. At the beginning of 1993, my colleague SOW and I decided to wreak havoc in Paris, putting our tags everywhere, on the streets and highways, on store awnings and building doors and frames. We spend 65 nights just tagging, using a map of Paris that we fill in little by little. That’s how the Parisian writers of my generation really got to know me, because I’d smashed the shit out of Paris. I joined the Belleville group CMP in 1991 through my brother NEMOZ and then went back to tagging between 1997 and 2000 with several members of the group.

I was only interested in illegality during the 90s, but now I’m old and I’ve got cancer. I practice what I call “retired” graffiti, i.e. I paint walls on the street or in empty lots. But, in my opinion, the essence of graffiti will always be illegality. What we do in empty lots is, for me, “decoration,” not graffiti. So, when possible, I paint trains to rediscover the true passion…what I loved most about graffiti. I can’t thank the 7FA7 crew enough and particulary BIOFA for taking grandpa along on their escapades. Taking risks and being completely relaxed in front of your train, which will soon depart on a journey, allows you to remember one essential thing: just because we are getting older doesn’t mean we have to give up our youthful dreams.

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3-PANEL 2025

2-PANEL 2025

Y para terminar ¿algo que quieras decir?

And finally, anything you want to say?

Soy un apasionado de las letras, totalmente. No puedo pasar tres días sin pintar, probar cosas. Dibujo constantemente. Me he dado cuenta de que me tranquiliza. Al hacerme mayor, entiendo que, en el fondo, el graffiti es una forma de cuidarse a uno mismo, haciendo algo que a priori es inútil, efímero, que no reporta dinero. Me gusta esta idea… del mismo modo que creo que, a mi edad, es raro tener la suerte de seguir pasando tanto tiempo con los amigos.

Ahora pienso mucho en el final de mi trayectoria cuando pinto… No sé en absoluto cuánto tiempo me queda en esta tierra y, cuando pinto, imagino cada muro como si fuera potencialmente el último…

En primer lugar, un mensaje especial para mi amigo Gautier Bischoff, editor de Wasted Talent: todo es culpa tuya, viejo… si no me hubieras animado a recuperar mis archivos, ¡nunca habría vuelto a pintar!.

Me gustaría dar las gracias a mis antiguos compañeros de graffiti, al gran equipo de DKA, así como a todos aquellos que vinieron a pintar conmigo cuando volví a empezar en 2021 tras una pausa de 17 años. Me doy cuenta de que me dio mucha motivación, así que les doy las gracias: Salt, Ioye, Diksa, Rel, Biofa, Seth Globepainter, Nemoz, Babou, Daren, Cask, Zaek, Akso, Steak, Ofens, Wire, Csen, Mirk, Hazar, Esak, Gutz, Roner, Sintez, Bears, Ers, Maas, Jazz, Hide, Ateco, Alee, Defo, Sarim, Mites, Timid, Serp, Zeree, Flech, Yank, Maes, Nawi, X-or, Kraco, Kweam, Zoyer, Jaek el Diablo, Desy, Psyckoze, Namaste, Kozy, Idem, Isham, Yuze, Repy, Sqweez, Sekel, Yellow, Juan, 1Spea, Dune, Mizer, Pesa, Cuomo, Zeus, Zhole, Sky4 y el equipo CKC, Skore79, Phet, Posea, Minos, Gnew, Zermi, Jape, Pener, Snik, Gripe, Hobs, Ange, Xeupon, Stane, Ap.Set, Agome, Kalke, Dimza, Apero, Nesta, Komo, Nasty, Wek, Vizion, Lady Ly, Takt, Kzed.

En memoria de mis compañeros que ya no están con nosotros, pero que permanecerán para siempre en la historia del graffiti parisino: mi mentor Stone, Horus, Orse, Skew, Croyz.

Je suis amoureux des lettres, totalement. Je ne peux pas passer trois jours sans chercher des phases, essayer des choses. Je sketch en permanence. Je me suis rendu compte que ça me calmait. En vieillissant, je comprends que, dans le fond, le graffiti est une façon de prendre soin de soi, en faisant quelque chose d’à priori inutile, éphémère, qui ne rapporte pas d’argent. J’aime cette idée… de la même manière que je pense qu’à mon âge, il est rare d’avoir la chance de continuer à passer autant de temps avec des potes.

Maintenant, je pense beaucoup à la fin de mon parcours quand je peins…je ne sais absolument pas combien de temps il me reste sur cette terre et, lorsque je peins, j’imagine chaque mur comme étant potentiellement le dernier…

D’abord un message particulier à mon ami Gautier Bischoff, éditeur de Wasted Talent : tout est de ta faute vieux…si tu ne m’avais pas poussé à retrouver mes archives, jamais je n’aurais repeint !! 

Je tiens à remercier mes vieux potes de graffiti, la grande équipe des DKA, ainsi que ceux qui sont venus peindre avec moi quand j’ai repris en 2021 après 17 années de pause. Je me rends compte que ça m’a donné beaucoup de volonté alors je les remercie : Salt, Ioye, Diksa, Rel, Biofa, Seth Globepainter, Nemoz, Babou, Daren, Cask, Zaek, Akso, Steak, Ofens, Wire, Csen, Mirk, Hazar, Esak, Gutz, Roner, Sintez, Bears, Ers, Maas, Jazz, Hide, Ateco, Alee, Defo, Sarim, Mites, Timid, Serp, Zeree, Flech, Yank, Maes, Nawi, X-or, Kraco, Kweam, Zoyer, Jaek el Diablo, Desy, Psyckoze, Sight, Futé, Shore, Niak, Yams, Pers, Moderne, Namaste, Kozy, Idem, Isham, Yuze, Repy, Sqweez, Sekel, Yellow, Juan, 1Spea, Dune, Mizer, Pesa, Cuomo, Zeus, Zhole, Sky4 and the CKC crew, Skore79, Phet, Posea, Minos, Gnew, Zermi, Jape, Pener, Snik, Gripe, Hobs, Ange, Xeupon, Stane, Ap.Set, Agome, Kalke, Dimza, Apero, Nesta, Komo, Nasty, Wek, Vizion, Lady Ly, Takt, Kzed.

A la mémoire de mes compagnons de route disparus, mais qui resteront à jamais dans l’histoire du graffiti parisien : mon mentor Stone, Horus, Orse, Skew, Croyz.

I am completely in love with letters. I can’t go three days without looking for tricks, trying things out. I sketch constantly. I realized that it calms me down. As I get older, I understand that, deep down, graffiti is a way of taking care of yourself, by doing something that is seemingly useless, ephemeral, and doesn’t make any money. I like that idea… In the same way that I think that at my age, it’s rare to be lucky enough to continue spending so much time with friends.

Now, when I paint, I think a lot about the end of my journey… I have no idea how much time I have left on this earth, and when I paint, I imagine each wall as potentially being my last…

A special message to my friend, archivist Gautier Bischoff and editor of Wasted Talent: it’s all your fault, man…if you hadn’t pushed me to find my archives, I would never have repainted! 

I would like to thank my old graffiti buddies, the great DKA team, as well as those who came to paint with me when I started again in 2021 after a 17-year break. I realize that it gave me a lot of motivation, so I thank them: Salt, Ioye, Diksa, Rel, Biofa, Seth Globepainter, Nemoz, Babou, Daren, Cask, Zaek, Akso, Steak, Ofens, Wire, Csen, Mirk, Hazar, Esak, Gutz, Roner, Sintez, Bears, Ers, Maas, Jazz, Hide, Ateco, Alee, Defo, Sarim, Mites, Timid, Serp, Zeree, Flech, Yank, Maes, Nawi, X-or, Kraco, Kweam, Zoyer, Jaek el Diablo, Desy, Psyckoze, Namaste, Kozy, Idem, Isham, Yuze, Repy, Sqweez, Sekel, Yellow, Juan, 1Spea, Dune, Mizer, Pesa, Cuomo, Zeus, Zhole, Sky4 and the CKC crew, Skore79, Phet, Posea, Minos, Gnew, Zermi, Jape, Pener, Snik, Gripe, Hobs, Ange, Xeupon, Stane, Ap.Set, Agome, Kalke, Dimza, Apero, Nesta, Komo, Nasty, Wek, Vizion, Lady Ly, Takt, Kzed.

In memory of my companions who are no longer with us, but who will forever remain in the history of Parisian graffiti: my mentor Stone, Horus, Orse, Skew, Croyz.

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